Du trail, du trail et un peu de rallye..
Le trail,
le rallye et autres réjouissances...
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Rechercherbonjour nico-georges. votre commentaire ne nous est pas parvenu! vous pouvez me le poster sur contact@321sor t
Par 321sortez, le 18.07.2012
bonjour,
j'ai tenté de faire un commentaire, mais je ne suis pas certain d'y être parvenu... en tout cas,
Par nico-georges, le 16.07.2012
bonjour. j'ai lu avec intérêt votre commentaire sur le bois de maroeuil. accepteriez-vo us de commenter la pag
Par Hervé, le 15.07.2012
salut phil,
effec tivement ce n'est pas dans la forêt de lucheux que l'on trouvera les plus beaux spots...
Par nico-georges, le 07.07.2012
salut nico,
lucheux et sus-saint-lég er, un secteur que j'avais l'intention de découvrir prochainement. tu m
Par Phil, le 06.07.2012
· chlinfernal
· Confrérie des horizons
· Site de Christophe Barbier
· Ch'l'infernal
Date de création : 05.02.2012
Dernière mise à jour :
22.08.2012
46articles
Finalement, j'ai décidé après quelques recherches de changer d'hébergeur et de rallier blogspot... Il propose un nombre d'option non négligeable et une mise en page plus personnelle. Je n'exploite encore que très peu d'options mais les prochains articles me permettront de me le mettre en main...
Alors, désormais tout ce passe ici : http://nico-georges.blogspot.fr/.
Ce week-end avait lieu la 4e édition de ce premier Ultra trail Suisse franchissant la barre symbolique des 100 kilomètres. Cette épreuve représente pour de nombreux concurrents une sérieuse mise en jambe avant l'UTMB.
On peut noter, outre la victoire d'Emmanuel Gault (https://sites.google.com/site/emmanuelgault/), la 22e place du nordiste Matthieu Hubert en 18h36 ! Impressionnant...
La présentation vidéo de l'épreuve est très soignée : une musique, un montage et des images grandioses...
Je rattrape la D5 au niveau du camping. Après quelques mètres de macadam je persiste à suivre le GR. Les chemins sont toujours aussi peu dégagés, mes pieds toujours plus trempés. Je quitte finalement le parcours balisé pour continuer ma progression sur ce sentier serpentant parallèlement à la Grouche.
Après une petit ballade à travers champs, je finis par rejoindre le bois de Watron après un peu de hors piste en exploitant les vides laissés par les roues de tracteurs au milieu des étendues de blés. Un peu de varappe et je tombe, par le plus grand des hasards, à nouveau sur le GR précédemment quitté !
Nous ne faisons route commune qu'un bref moment, trop attiré que je suis par une étroite veine. Par forte pluie cet entonnoir doit accueillir l'eau ruisselant de toutes les hauteurs environnantes, le sol est ainsi constitué essentiellement de petit gravier et pierre favorisant le ruissellement des flots. Cet endroit est tout à fait semblable à plusieurs portions caractéristiques du Trail des Côteaux de l'Aa et dans une moindre mesure au fameux chemin à Cailloux des poilus. Plus je progresse, plus les lieux deviennent obscurs et tourmentés. Les aplombs m'entourant rendent les lieux oppressants, je n'en vois pas le bout... A de nombreuses reprises je suis contraint d'escalader des troncs, des racines des amas de pierre. Le lieu est complètement sauvage, aucune voie n'est tracée hormis celles laissées par les habitants des lieux qui ne font que traverser ce méandre.
Après bien des efforts, je finis par rattraper un chemin enjambant ce qui représente pour moi la plus belle découverte du jour. En le suivant je sors rapidement du bois tout en faisant une nouvelle fois attention aux ornières...
En direction du village de Pommera je décide de repartir vers le bois par une autre voie, ceci afin de poursuivre mes explorations à l'ouest de Lucheux. Mais le chemin emprunté disparaît finalement m'obligeant à nouveau à jardiner.
Je reprends sans le vouloir mon exploration du bois de Watron mais, cette fois-ci, dans un secteur privé. Les lieux ne sont absolument pas entretenus et il devient difficile de se frayer un passage au milieu d'une végétation reprenant doucement ses droits sur ce qui me semble être un ancien chemin. Je trottine tout en gardant un oeil sur les alternatives qui pourraient se présenter à moi mais aussi et surtout sur les éventuels propriétaires pouvant me surprendre dans cette position plutôt inconfortable !
Ne regardant plus vraiment où mes pieds se posent, le piège se referme sur moi ! Une ornière cachée dans les hautes herbes contraint ma cheville (pas vraiment remise de ses précédents mésaventures) à une torsion qu'elle ne supporte pas. Sentant cette abominable sensation de craquement, je me jette sur ce sol couvert de boue afin de ne pas faire supporter à ma cheville un poids supplémentaire...
La douleur est sévère et il me faut plusieurs minutes pour reprendre mes esprits... Il faut désormais trouver le chemin le plus court pour rentrer sur une jambe. Heureusement, le fait de tourner en rond au tour du départ n'oblige pas à trop de kilomètres. Enfin, plus d'une heure pour faire trois kilomètres ça n'est pas très glorieux...
Les conclusions de cette aventure Picarde écourtée (hormis celle d'avoir gagné un mois d'arrêt pour entorse) sont mitigées. A la vue des plans du secteur, le terrain semble amusant avec pas mal de dénivelé, de bois, de sentiers... En réalité, la plupart des bois sont privés et les accès sont de fait peu nombreux et restreints. Chose surprenante également, alors que par chez nous tous les chemins portent les stigmates colorés des très nombreuses randonnées VTT ou pédestres les arpentant ici rien ne filtre. On se demanderait presque si, hormis les exploitants, d'autres personnes s'aventurent dans ces lieux... Autant dire que les monotraces créés par le passage répété d'"explorateurs" ne semblent pas être légion.
Alors, même si Lucheux mène 1-0, je ne m'avoue pas vaincu et m'en irais conquérir les territoires plus à l'Ouest rapidement, sûr que des trésors s'y cachent...
Enfin, en ce lundi matin, je trouve le temps d'aller explorer un secteur "appétissant" mais pour lequel il est bien difficile de trouver des informations sur le Net.
Ce secteur c'est celui de la commune de Lucheux et ses environs. Après seulement 35 minutes de route (je pensais plus), je franchis la frontière séparant notre région de la Picardie. L'arrivée sur le village s'effectue par une départementale devenant subitement plus sinueuse, boisée et vallonnée. Cela s'annonce bien !
Stationné au coeur du village, au pieds du beffroi enjambant la rue principale, j'opte dans un premier temps pour un peu de tourisme et monte directement à la rencontre du château-fort perché sur les hauteurs de la commune. Après un rapide tour du propriétaire permettant d'apprécier notamment la parfaite préservation de l'entrée, je décide de prendre la direction de la forêt de la commune pour un peu plus de verdure.
Pour cela j'emprunte la "Voie Royale" traversant de manière rectiligne la forêt et reliant autrefois Thérouanne à Amiens. Ce large chemin me semble être une bonne base de départ pour repérer des sentes plus tortueuses s'échappant au milieu des arbres. A ma grande surprise, il n'y a finalement quasi que de larges voies partant à la perpendiculaire et présentant de larges ornières formées par les allers-retours des engins sylvicoles. De plus à l'entrée de chacune, plusieurs panneaux indiquent qu'il s'agit de propriétés privées ! Par très vendeur tout ça...
Je remonte finalement plusieurs kilomètres avant de croiser le GR 124 et de l'emprunter un court instant afin de tenter de récupérer d'autres portions m'étant apparues intéressantes sur le papier... Je m'engage dans un chemin pouvant m'amener sur une partie plus technique de la forêt mais plus je progresse et plus la nature reprend ses droits. Je me retrouve finalement à me faire flageller les jambes par les très nombreuses orties (parmi lesquelles certaines m'arrivent à la taille) et lacérer par les ronces. Le terrain s'éclaircis finalement mais n'en devient pas plus agréable puisque le défrichage est le résultat du travail des nombreux engins arpentant le secteur...
Je m'oriente du mieux que je peux pour finalement retomber sur le GR 124 que je décide de suivre dans l'autre sens afin de sortir de cette forêt qui ne semble pas particulièrement accueillante pour les promeneurs et autres adeptes des sentiers ombragés. Même le sentier emprunté par le GR est désormais parsemé de nombreuses ornières remplies d'eau stagnante dégageant une odeur nauséabonde plutôt peu engageante !
Je finis par atteindre l'orée du bois et décide de poursuivre sur le GR afin de redescendre vers Lucheux. Après une portion très roulante amenant aux abords de la D5, le terrain se fait plus technique. Désormais une herbe drue couvre l'intégralité du chemin cachant, par la même, les nombreux pièges présents sous mes pieds. Peu après avoir traversé la départementale, le chemin propose deux alternatives.
J'opte dans un premier temps pour celle reprenant un peu d'hauteur. Le choix fût le bon puisque je tombe sur la Chapelle Saint-Léger érigée en hommage à l'évêque d'Autun assassiné en ces lieux. L'endroit en sous-bois est isolé et sombre, il s'en dégage une atmosphère assez prenante qu'en ce lundi matin je suis bien le seul hurluberlu à venir perturber.
Je reprends mon périple par le chemin que je venais de quitter, les pieds complètement trempés par la rosée sur ces chemins recouverts d'herbes folles.
Un impondérable...
On a beau mettre toutes les chances de notre côté, avoir une organisation réglée au millimètre, il est une inconnue sur laquelle nous n'avons aucun pouvoir : la météo ! Il est malheureusement impossible de masquer l'impact qu'ont eu ces conditions exécrables sur le déroulement de l'épreuve.
Si pour les concurrents, cet élément ne présente pas de problème particulier. En revanche, pour les animations et pour les spectateurs, l'impact aura été ravageur !
Même si pour les personnes présentes, les conditions importaient peu et que la bonne humeur était tout de même de mise, je n'aurai pas eu réellement l'occasion de découvrir cette ambiance si particulière qui fait la renommer de l'épreuve.
N'étant actuellement pas passionné par le fait de tourner en rond pendant un temps donné, je ne suis malheureusement pas certain de tenter à nouveau ma chance en 2013... Ou alors uniquement dans le but de découvrir, les "vrais" 6 heures de l'écho ! Ou plus...?!
Plus réellement d'objectif pour la suite, on verra en allant... C'est que je me dis au moment de repartir et je suis déjà, en tout cas, bien soulagé de ne pas être géné par ma cheville !
Même si les forces m'abandonnent progressivement je me rassure en constatant l'évolution positive de mon classement ! A cet instant, je ne suis apparemment pas le seul à accuser le coup.
En comparaison, je n'ose imaginer dans quel état physique et mental se trouve la majorité des participants des 24 et 48h. Un monde auquel je ne sais pas, pour le moment, si j'oserai un jour me frotter. Toujours est-il que ces extraterrestres n'ont pas l'air si différent de nous ! Enfin si, un détail essentiel nous différencie : c'est bien eux qui ont l'air les plus heureux ! Alors, il faut reconnaître que c'est très tentant...
Peut-être est-ce justement dans une tentative de mimétisme que je réduis de plus en plus mon allure, jusqu'à entrecouper ma course de phases de marche toujours plus longues. Désormais, l'exigence du parcours se fait largement ressentir. Les successions de montées-descentes, les nombreuses relances, les changements d'adhérence où il faut veiller à ne pas sortir de la route, finissent par nous user.
Tous les deux tours, je m'arrête un instant afin de m'étirer et repousser du mieux que je peux les crampes qui me guettent. Je m'occupe l'esprit comme je peux en attrapant à chaque passage un nouveau cadeau tendu par les hôtesses de la marque S**** et l'offrant un peu plus haut à Madame !
A force de penser à autre chose, je réalise enfin que 16h approche. Trop arrosé, l'écran a été remballé prématurément, je ne sais donc plus le nombre de kilomètres parcourus. Je réalise toutefois que si je maintiens un rythme correct je pourrais encore franchir deux fois la ligne avant le gong et ainsi boucler un tour complémentaire. Je mobilise mes dernières forces dans cet ultime effort.
L'effervescence monte sensiblement. Indéniablement, compte tenu des conditions, nombreux sont ceux qui ne voient pas d'un mauvais oeil la fin du 6e tour d'horloge. Je parviens à franchir la ligne quelques minutes avant, me fraie un passage au milieu des équipes prêtes à se reformer pour un ultime tour d'honneur. Arrivé au ravitaillement, j'en profite pour prendre un dernier verre et remercier les courageux bénévoles restés cloîtrés sous leur tente 6 heures durant.
De retour dans le camping, tout le monde se mélange, les coureurs, les accompagnateurs, les enfants arpentent le parcours en direction de la ligne d'arrivée.
Au milieu de cette cohue, je me faufile pour finalement terminer l'épreuve 22e avec 62 kilomètres au compteur.
La pluie redouble, la partie la plus basse du parcours est désormais une marre de boue. A chaque passage dans cette portion, de plus en plus de boue s'accroche à nos jambes. Tels Mimi Cracra, les dépassements nous oblige parfois à sauter en plein milieu des flaques. De toute façon, nous sommes tellement trempés, nous le sentons même plus.
Je commence à prendre mes habitudes au ravitaillement situé dans la partie la plus ombragée du parcours. Enfin, ombragée si les cieux étaient avec nous ! Or, j'ai dans cette portion le sentiment que le jour ne se sera jamais levé. A chaque fois que je m'arrête pour trinquer, je suis extrêmement surpris : des dizaines de verres en plastiques remplis au tiers et renouvelés à chaque fois qu'un coureur se sert ?!
Quel est l'intérêt ?! Je boirai plus de dix fois à ce ravitaillement, soit autant de verres ! Ni une, ni deux, je prends le plis de me promener toute la course avec mon verre ! Même si j'ai eu plus l'impression d'ennuyer les bénévoles à réclamer d'être servi plutôt que me choisir l'un des verres déjà remplis. J'aurai au moins la satisfaction de ne pas contribuer à faire déborder les poubelles situés sur les 100 mètres suivants.
Les tours s'enchaînent, je me fais beaucoup plus dépasser que l'inverse. Je finis par rattraper Christophe (organisateurs des poilus), nous discutons de sa course débutée la veille. Il m'indique commencer à accuser le coups suite à une nuit abordée un peu trop rapidement. J'en profite également, pour lui demander des nouvelles de Philippe (grand favori du 24h) que je n'ai plus eu l'occasion de croiser depuis ma petite visite de la veille au soir. Comme je le redoutais, il a été contraint de lâcher prise après 13h de course... Cette édition est décidemment ravageuse !
Les passages dans le camping ne présentent pas l'euphorie attendue. Les jeux gonflables ont été remballés, les musiciens ont bien du mal à se réchauffer, seul le DJ bien à l'abris fera son office sans trembler.
Midi largement sonné, quelques téméraires allument les premiers barbecues. Si un tel régime n'était pas déconseillé dans ce type d'effort, je me laisserai facilement tenter. Au lieu de cela, je me contente de barres de céréales, bananes ou autres gâteaux secs.
Malgré ces tentations, à chaque tour, je grappille quelques places supplémentaires et je parviens enfin au seuil de mon objectif en moins de 4h. Contrat rempli, il est grand temps de faire une pause en compagnie de madame et ces collègues venus participer en équipe !
DANTESQUE !
Ce mot résume à lui seul, les conditions rencontrées lors de cette nouvelle édition des 6 heures de l'écho.
Quelle idée d'organiser une telle épreuve en plein mois de novembre ?! Au mois de juin, là au moins nous serions sûrs d'avoir du beau temps ! Vraiment...
Alors au moment de préparer la tenue, j'opte finalement pour plusieurs tuniques que je me trimbalerai toute la journée sur le dos. Le temps de faire à pieds, le petit kilomètre séparant mon lit douillet du lieu de départ, je suis déjà trempé ! Ca commence bien ! Ajouté à cela, une cheville qui a doublé de volume suite à une petite entorse le vendredi en jouant au squash. Je me demande finalement si m'obstiner est une très bonne idée...
Une fois sur place, malgré les conditions, la foule est impressionnante ! Même si le terrain est mixte, les concurrents présents sont essentiellement issus de la route, en atteste les tenues multicolores représentant la majorité des clubs de la région et d'un peu plus loin encore ! D'une équipe à l'autre l'ambiance diffère du tout au tout : certains sont clairement là pour la compétition, d'autres ne sont clairement pas là pour ça...
Au moment du départ, je me place en toute fin de peloton. Sous l'impulsion du speaker, tout le monde hurle à l'unisson le décompte, eh............. rien ne se passe...
Plusieurs dizaines de secondes à patienter avant d'esquisser le premier pas. Plusieurs minutes ensuite avant de pouvoir franchir les grilles du camping et commencer à trottiner. Le début de course est très prudent, je veille surtout à prendre de bons appuis et suis à l'écoute de ma cheville. Les premiers tours s'enchaînent sans difficultés, à mesure que la pluie s'intensifie le terrain en sous-bois devient de moins en moins praticable. Au moment de mon second passage sur la ligne je suis 72e des solos.
Tourner en rond pendant plus de 6 heures est une nouvelle expérience pour moi et j'ai déjà l'impression que ça ne va pas me passionner. Alors au bout d'une petite heure, sentant que ma cheville me laisse peu à peu tranquille, je cherche à me fixer un objectif.
Après un ou deux tours de réflexion, je m'arrête finalement sur celui de tenter de franchir le cap des 42 km en moins de 4 heures.
Photo : http://www.traildescoteauxdelaa.fr/
Le constat est sans appel ! Plus les années passent, plus cette épreuve me semble devenir incontournable. Au même titre que les poilus, tout semble être pensé par des passionnés, pour des passionnés.
Le parcours nous dévoile chaque année de nouveaux trésors du secteur. J'ai déjà hâte d'être à 2013 pour m'aligner (enfin) sur la distance la plus longue et découvrir d'autres méandres de la région de Lumbres et ses coteaux !
Au delà du parcours, l'ambiance générale fut excellente que ce soit avec les autres concurrents (toutes distances confondues) ou les bénévoles présents.
Longue vie au Trail des Coteaux de l'Aa !!
Quant à moi, place désormais aux 6 heures de l'écho et, pourquoi pas, au trail des Tordus le 8 juillet...
Avant d'entamer la première "dégringolade", il est nécessaire d'enjamber à nouveau des barbelés. Au moment de mon arrivée, une concurrente du 15 km est bloquée au beau milieu ! Contrairement à ce que je pensais, elle n'est pas accrochée par les griffes acérées mais tétanisée de douleur par les crampes qui viennent de la surprendre.
Elle parvient finalement à s'extirper et reprend son chemin de croix sous nos encouragements. Impossible se lâcher dans cette descente, le terrain est bien trop piégeux. A peine en bas, que le parcours reprend progressivement de la hauteur. Le flot de coureurs se fait plus dense et l'état de forme physique est quasi uniforme.
Nous redescendons à nouveau au plus bas de la pente. Ici, une bénévole nous annonce encore deux belles grimpettes ! La première est la plus "historique". Qu'elle est désormais loin l'édition 2010 où nous n'avions gravis qu'à une reprise le coteau, empruntant justement cette même montée ! Il s'agit assurément de la plus abrupte. Pour notre plus grand bonheur, plusieurs arbres parsèment ce mur et sont autant d'appuis providentiels pour nous permettre de récupérer un court instant.
Comme à l'accoutumée, le sommet de ce spot fait le bonheur des photographes ! Mais pour cette année, impossible de trouver une photo de moi à ce moment sur le site (ma tête devait probablement être trop effrayante).
Avant d'entamer l'ultime difficulté, nous passons devant deux jeunes hommes barrant le chemin qui pourrait tout à fait nous ramener plus rapidement sur les bords de l'Aa. Je leur propose, à tout hasard dix euros, en contrepartie de quoi il m'ouvrirai la voie. Refus catégorique ! Bon bah, s'il faut encore grimper, on va grimper. Nous ne sommes plus à ça prêt !
A plusieurs reprises je suis contraint de stopper afin de laisser refroidir mes cuisses et mollets proches de la rupture ! Au moment de franchir le dernier barbelé, je ressens une pointe derrière la cuisse. La crampe était toute proche ! Heureusement, il est grand temps de plonger définitivement sur Elnes. Les marches précédents le retour au coeur du village représentent le dernier piège pour les membres endoloris... Il n'y a ensuite qu'à dérouler jusqu'au lieu de baignade.
Et là, sans prévenir, mon mollet droit se raidit brusquement. Obligé de m'arrêter pour m'étirer alors que la ligne est si proche ! Je reprends mon chemin avant que mes suivants ne se rapprochent de trop ! Aussi violement que le premier, c'est maintenant mon mollet gauche qui me cloue sur place ! Clopin-clopant je me force pour atteindre les bords de l'Aa, persuadé qu'un bon bain d'eau fraîche me fera le plus grand bien... Bingo, à peine d'en l'eau, le contact avec le froid fait disparaître les crampes comme par miracle.
Une fois sorti de l'eau, plus aucune douleur pour atteindre la ligne. Je réussi finalement à conserver une avance suffisante sur mes poursuivants. Je termine 33e en 3h17 bien fatigué mais heureux d'avoir une nouvelle fois pu arpenter ce secteur magnifique.
Merci aux organisateurs et bénévoles pour ce magnifique trail.